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Marielle Vancamp est la toute nouvelle chargée de communication du projet Melchior. Nous lui avons demandé de présenter ce qui a été fait durant l’année écoulée, et ce qui est prévu de faire dans l’année à venir.

Marc Bauduin

Qu’est-ce qui a été fait l’année dernière dans le cadre du projet ?

L’année dernière nous avons continué la mise en ligne d’enregistrements et de collectages sur notre plateforme internet, en traitant différents fonds, notamment ceux du Musée de la vie Wallonne (passant de 500 séquences en 2024 à 1000 cette année). Nous avons également mis en ligne les vidéos de l’enquête menée auprès des mouvements de jeunesse.

En novembre, une journée de formation aux musiques et danses traditionnelles de Wallonie a été proposée, avec des ateliers de musiques d’ensemble, de danse, et un atelier pour enfants.

En ce qui concerne les collaborations, nous avons eu la chance de travailler avec différents opérateurs culturels. Citons par exemple le festival “Les Polysons” (anciennement festival d’art de Huy), où nous avons donné une conférence-concert, suivie d’un atelier dédié à l’apprentissage d’un cramignon.  Nous nous sommes également associés au Grand Manège, à Namur, dans le cadre des représentations de l’œuvre de Patrick Leterme “Li r’vindje di l’åbe” (La revanche de l’arbre): un salon d’écoute a été installé pour les spectateurs, et des animations musicales scolaires ont été menées. Enfin, nous avons tenu un stand lors de la fête aux langues organisée par le service des langues régionales endogènes de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour ce qui relève du volet pédagogique, nous avons eu l’occasion de donner pour les animateurs des Jeunesses Musicales une journée de formation sur les outils de Melchior. De nouveaux outils ont par ailleurs vu le jour, à destinations des enseignants en école, des professeurs de formation musicale, ou simplement du grand public (mentionnons à ce propos la vidéo dessinée d’Adeline Nonnet “C’est quoi Melchior” qui rend accessibles des concepts comme “collectage”, “musiques traditionnelles “,…)

Qu’est-ce qu’il est prévu de faire cette année, et dans les cinq années à venir.

Notre subvention a été renouvelée

Concrètement nous commençons cette année scolaire avec l’organisation des “Rencontres Melchior”, qui se tiendront les 14 et 15 novembre prochain. Au programme: stages d’instruments, de chant et de danses, un bal wallon, un bal pour enfants, un atelier parents-bébé, et une table ronde sur l’enseignement des musiques traditionnelles, modérée par Didier Mélon.

Nous allons aussi bien sûr continuer nos missions “habituelles”, à savoir la mise en ligne d’enregistrements (avec notamment de belles séquences de musiques instrumentales qui arrivent), les interventions pédagogiques (en essayant d’aller encore davantage sur le terrain, dans les écoles), les collaborations avec des opérateurs culturels (notamment des musées liés au folklore).

Nous souhaiterions aussi développer davantage d’articles de fond sur le site, diffuser plus de contenu informatif sur les musiques traditionnelles de chez nous, en plus des enregistrements.

Enfin, parmi nos projets il y a le renforcement de la collaboration avec le département “Musique et Transmission” de l’IMEP (au sein duquel évoluent la section pédagogique et la section “musiques de tradition orale”) ainsi que la collaboration avec de nouveaux artistes, que nous aimerions inviter à se réapproprier des morceaux traditionnels wallons.

Combien de personnes travaillent à Melchior et comment cela évoluera-t-il ?

Il y a cinq personnes qui travaillent pour Melchior, toutes à temps partiel : Julien Maréchal à la coordination, Doris Brasseur pour le volet documentaire et enquêtes, Charlotte Sovet et Marie-Hélène Maréchal pour la pédagogie, et début septembre Marielle Vancamp a remplacé Antoine Danhier à la communication. Cela n’empêche bien sûr pas des collaborations ponctuelles avec d’autres acteurs en fonction des projets.

projet-melchior.be/