Dafodil aura lieu du 15/05 au 17/05/2026
Le festival a lieu mi-mai. Pourquoi une telle date ? Cela a-t-il une influence sur le choix des groupes et sur le type de public ?
Le weekend de l’Ascension est un long weekend libre, presque partout en Europe. Il y avait une place sur le calendrier des festivals folk en Europe en 2017, parce que Gérard Godon (Parasol) a cessé d’organiser un festival chez lui près de Sancerre. C’est un mauvais moment pour les étudiants, qui préparent leurs examens dans cette période. Et aussi il y a pas mal de fêtes familiales ce weekend … Mais il reste assez de danseurs pour remplir nos pistes de danse.
Comment le festival a-t-il évolué depuis sa création ? A-t-il régulièrement augmenté son budget, par exemple ?
Depuis le début en 2017, notre formule Dafodil a peu changé. Nous voulons être un festival plutôt petit, avec deux bonnes pistes de danses où des groupes variés jouent tout le temps, de 16h30 à 01h30 la nuit, pas trop tard pour être en forme le lendemain. Nous privilégions la qualité à la quantité. Notre budget a augmenté surtout parce que Le coût des musiciens a considérablement augmenté.
Les plus grandes évolutions de Dafodil sont : nous avons construit notre propre piste de danse en contreplaqué de béton et nous avons changé de lieu, vers une école plus appropriée : De Prins.
Une nouveauté importante en 2026 sera un troisième podium ouvert aux nouveaux groupes. Les candidats peuvent envoyer un e-mail à wouter.vanpetegem@gmail.com .
Les concerts et les bals ont lieu dans une école à 500 m de la gare de Diest. C’est sûrement pratique, mais cela ne pose-t-il pas des problèmes dus au nombre de salles et à leurs dimensions ?
L’école secondaire De Prins nous offre beaucoup de facilités: des lieux pour ateliers, une cuisine, un dortoir, de bonnes toilettes, un espace de camping et dès cette année même deux belles salles pour danser. Il y a de la place pour 250 danseurs, et ça suffit pour pouvoir organiser un bon festival avec un budget raisonnable.
Comment faites-vous en pratique pour garder un juste milieu entre, d’une part, avoir un festival accessible en termes de prix et, d’autre part, le fait de bien payer les groupes ?
Nous choisissons des groupes pas trop grands (2 à 4 musiciens) et ils acceptent volontiers le budget raisonnable qu’on leur propose. Pour réduire les coûts musicaux nous collaborons avec le Festival Mérode en partageant des musiciens. Nous avons aussi une (petite) subvention de la ville de Diest.
Quelles sont les spécificités du programme ? plutôt bal ou plutôt concert ? en bonne partie traditionnel ou au contraire présentant une « vision large du folk » (exemples ?)
Notre programmation avec 11 groupes est 100% bal. Aux côtés de quelques groupes bien connus, nous choisissons de nouveaux talents et des surprises dans le genre néotrad. Nous sommes ouverts à tous les styles et influences dans le folk, mais on évite le bruit agressif. Quelques exemples : Lyradanz (IT, 2028), Trio 14 (2018), Organetto à cukù (It,2029), Boréale (FR, 2022), Trio Törn (SW, 2022), Les Kickeuses (2023), Zéphyr Combo (2025)….La majorité de ces groupes sont devenus connus après avoir joué à Dafodil !
Il y a un concert apéro acoustique le dimanche matin, et même ce concert est ouvert aux danseurs : ils dansent en silence derrière le public assis. Une autre spécificité est l’attention portée à des aliments et des boissons sains, en mettant l’accent sur les produits régionaux.
Le festival fait-il attention au pourcentage de femmes sur scène ?
Nous recherchons des musiciens de qualité, sans distinction de sexe. Heureusement, nous voyons de plus en plus de femmes sur nos scènes. Cette année on y aura 39% de musiciennes.
Peux-tu dire un mot au sujet des workshops (pour enfants, pour débutants…) ?
Nous avons arrêté d’organiser des ateliers de danse pour enfants ; le terrain de l’école est un environnement pour jouer en toute sécurité, et ça convient plus aux enfants qu’un atelier organisé.
Nous continuons d’organiser des initiations: Dafodil commence avec une initiation à la danse. Le dimanche après-midi est ouvert pour tout le monde, même gratuit pour les habitants de Diest et il y a une grande initiation à la danse pour débutants premier pas.
Il y a aussi des ateliers pour musiciens. Nous bénéficions de la présence de bons musiciens étrangers pour organiser des ateliers que l’on peut rarement suivre. Ces ateliers sont même accessibles aux musiciens qui ne participent pas au reste du festival.
Combien de bénévoles employez-vous ? Est-ce facile d’en trouver ?
À côté de notre équipe (5), nous avons environ 25 bénévoles. Nous n’avons jamais eu de problèmes pour les trouver ; nous préférons ceux qui s’engagent vraiment et nous évitons les profiteurs qui cherchent un ticket gratuit en échange de peu d’efforts.
Quelle est l’origine du nom Dafodil ?
Le nom Dafodil est une trouvaille de Pascale Rubens de Naragonia. Elle était membre de notre équipe parce que Dafodil est le successeur du festival Larenfolk qui a eu lieu chez Toon et Pascale, dans le grand jardin derrière leur première maison. Dafodil veut dire (en néerlandais) : DAnsen op FOlkmuziek in Diest in de Lente – Traduction : Danser sur de la musique folk à Diest au printemps. Il y a naturellement aussi le lien avec la fleur anglaise daffodil (jonquille).
Y a-t-il d’autres choses que tu souhaites dire ?
Bienvenue à tous les amateurs de danses folk qui aiment la rencontre, la convivialité, le respect pour tous. Mais nous limitons à 250 danseurs. Toutes les infos (aussi en français) et les réservations (nécessaires) sur www.dafodil.be .
Réponses recueillies par Marc Bauduin
