
Green Lads est un groupe électro-celtique, dites-vous. Mais beaucoup de groupes celtiques électrifiés n’affichent pas cette étiquette. Qu’est-ce qui en fait la spécificité, selon vous ? Un certain sens du spectacle peut-être ?
Nos morceaux ont tous une partie de composition électro, illustrée par des sons ambiants et des nappes aériennes pour les morceaux calmes ou par des basses ronflantes, des percussions orchestrales et des claviers scintillants pour les morceaux plus pêchus ! Sur scène nous avons choisi d’étoffer le son grâce à la partie électro apportée par l’ordinateur avec lequel nous jouons. Cela nous permet d’offrir en concert une prestation fidèle à chaque morceau présent sur l’album, tel qu’il a été créé et enregistré.
Vous sortez un nouveau disque – le quatrième – accompagné par un nouveau spectacle. Quelles sont les différences par rapport au précédent ?
La différence majeure est que le concept a été défini il y a deux ans, à l’issue de la composition des deux premiers singles “Autumn Lights” et “Friends & Fame”. Nous avons, à ce moment là, défini tous les visuels, la trame de l’album, les envies, les types de morceaux (nombre de chansons, combien de morceaux avec une rythmique différente ou avec des concepts à tester pour la première fois, comme par exemple un morceau qui accélère ou encore composer une valse…). Les compositions suivantes devaient apporter une énergie nouvelle, en accord avec les lumières qui composent ce nouvel album.
Ensuite nous avons également, pour la première fois, organisé des sessions de composition tous les 5 pour créer ensemble ce qu’on appelle “l’âme du morceau”. Une fois cette âme créée nous avons développé chacun de notre côté nos idées respectives puis les avons mises en commun pour finaliser le morceau.
Combien de temps cela prend-il pour monter un tel spectacle ? Va-t-on jusqu’à définir les moindres détails (« à tel moment, les musiciens X et Y se regardent »), ou laisse-t-on de la place pour l’improvisation ?
Cela a pris exactement 2 mois, travaillant d’arrache-pied, dont 4 semaines de résidence artistique :
● La première en janvier pour définir les envies, le concept du nouveau show, et … la liste des morceaux joués en concert. A l’issue de cette semaine nous devions avoir un enchaînement définitif de tous les morceaux (21 morceaux) pour pouvoir ensuite répéter individuellement pendant 3 semaines.
● La deuxième semaine, mi-février, s’est passée en studio. Ce fût une semaine indispensable pour les réglages de son, à la fois pour le public (son de façade) et pour nos retours sur scène (ce que chaque musicienne ou musicien souhaite entendre dans ses écouteurs pendant le concert). Contrairement au public, nous sommes situés derrière les enceintes de façade, comme tout musicien sur une scène, donc nous avons notre propre chaîne audio pour nous permettre de nous entendre précisément. Nous avons écouté ce que ça donnait après avoir enregistré une performance et mixé le tout avec l’électro pour que l’ensemble paraisse harmonieux et équilibré.
● Les troisième et quatrième semaines ont suivi la deuxième et nous nous sommes installés à La Grange du Charfait, en Vendée, dans une salle de spectacle équipée en son et lumière pour retravailler le spectacle dans tous ses aspects, en conditions concert. C’était le dernier rush, là où tout devait s’assembler. Au terme de cette dernière semaine, il fallait que le spectacle soit terminé, les remplaçants claquettes, son et lumières formés, les lumières et tous les tableaux visuels complétés, la nouvelle scénographie LED fonctionnelle et les costumes terminés.
Sur un spectacle comme celui-ci il n’y a plus beaucoup de place à l’improvisation, même si nous laissons certaines transitions ou interactions plus libres. Mais autrement, en effet, nous savons exactement quoi faire et où être à n’importe quel moment du spectacle. Ces temps de résidence sont très précieux car ils nous permettent d’aller suffisamment loin dans le détail afin d’être sereins lors des concerts !
Dans quels pays ou régions aimeriez-vous particulièrement jouer ? Cela inclut-il des pays celtiques ?
Antoine Rozé : Le rêve serait l’Australie pour aller faire des tournées d’été en plein mois de février 😁 Mais sinon jouer en Irlande ou en Ecosse serait une belle concrétisation du projet.
FK – Tourner en Amérique du Sud!
NK – Je m’en remets à Fernanda, notre meilleure ambassadrice pour l’Amérique du Sud. Mais une tournée dans le Trégor me ferait très plaisir aussi !
M – Peu importe tant que le public est cool et qu’il ne fasse pas trop chaud ni trop froid 😆
AM – On aime également beaucoup retourner en Italie, Espagne, Belgique et Pays-bas !

Parmi les 5 musiciens, y en a-t-il qui sont d’origine celtique ou qui ont longuement séjourné dans une région celtique ? On remarque bien sûr l’accent typique de votre chanteur principal.
La notion de régions celtiques varie beaucoup selon les époques mais nous pouvons considérer les pays celtiques actuels, dont la Bretagne fait bien sûr partie. Neven (guitare / uilleann pipes) a grandi dans le Trégor, baigné dans la musique et la langue bretonne. Il a aussi séjourné un an en Irlande, peu avant de rejoindre l’équipe Green Lads. Antoine (chant / violon) a passé un an en Australie, où la musique irlandaise est également très répandue. C’est peut être de là que vient l’accent 😁
Autre chose que vous aimeriez dire ?
On remercie chaleureusement tous nos auditeurs et nos fans, de plus en plus nombreux, pour leur fidélité et leur soutien affirmés via les réseaux. Nous recevons parfois même des témoignages très touchants et cela n’a pas de prix ! Ils comptent beaucoup pour nous et on voudrait leur dire un énorme MERCI 🤩
Interview réalisée par Marc Bauduin
Notez que nous avons chroniqué le dernier CD de Green Lads, Welling Lights, le mois dernier : www.canardfolk.be/les-cd-du-mois-avril-2026-cf-n474/#GreenLads
