Bob Vandervorst est décédé le 3  avril à l’âge de 100 ans.

Danseur invétéré, il était de ceux dont les jambes sportives m’étonnaient toujours – moi, non-danseur de 30 ans son cadet qui jouais de l’accordéon avec Aspérule Odorante pour l’atelier de Carmagnole où il expliquait les bourrées auvergnates. « La danse conserve », dit-on.

C’est par Facebook que j’ai appris la nouvelle dans un joli texte posté par son fils Marc Vandervorst – le « luthier sauvage » qui a choisi « Max » comme nom de scène :

« Mon papa Bob Vandervorst fêtait tout récemment son centième anniversaire !
Puis il a choisi ce beau jour de printemps pour se retirer sur la pointe des pieds…
Bon voyage P’pa. N’oublie pas d’envoyer des cartes postales ! Tendresses »

J’ai eu envie de répondre  directement  à Max. Foin d’hommages convenus. C’est une lettre, qui dans Facebook est devenue un des nombreux commentaires sur son texte.

« Max, je ne savais pas que Bob était si âgé – j’avais l’habitude de le voir dynamique danseur et moniteur en bourrées auvergnates durant les nombreuses années des ateliers de Carmagnole. Puis il y eut la douloureuse disparition de Paulette, et le questionnement de Bob sur l’avenir de toutes les notes qu’il avait prises pour décrire des danses, avec des conventions qu’il avait lui-même définies.

Tout cela, résultat d’une vie de danseur, allait filer à la poubelle ? Mais rassure-toi, Bob, tu sais que la transmission orale des traditions dansées est un grand mécanisme qui fonctionne en dépit de l’éventuelle perte de cahiers de notes, le plus important est sans aucun doute que tu aies pu transmettre ton savoir à de nombreuses personnes qui le mettent en pratique. Tu as apporté ta pierre à l’édifice vivant des danses traditionnelles, nous ne pourrons jamais t’en remercier suffisamment !

Max, je voudrais rappeler que plusieurs textes de ton papa sont consultables sur le site du Canard Folk (www.canardfolk.be, entrer « Bob Vandervorst » dans le champ de recherche – partie gauche de l’écran, vers le bas) : sur l’Auvergne et le Berry bien sûr, mais aussi un appel aux danseurs et aux musiciens pour mieux communiquer – un sujet toujours d’actualité. Avec toute ma sympathie. dans ces moments difficiles. »

Marc Bauduin

 

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